A Rennes, la droite rassemblée veut faire basculer ce fief socialiste
Bruno Chavanat,
candidat de la droite et du centre, a déclaré sa candidature dès
2011. Il mise sur l'érosion de l'équipe municipale de gauche, au
pouvoir depuis 37 ans.
| Photo DR/ Tangi Loisel |
Pour Bruno Chavanat,
candidat UDI à la mairie de Rennes, la campagne a pris la forme d'un
marathon. Cet énarque de 53 ans, père de cinq enfants et proche de
la figure locale Pierre Méhaignerie, a été le premier à se
déclarer dans la course aux municipales, dès novembre 2011. "Il
fallait crédibiliser une opposition qui doit faire face à un
rapport de forces difficile depuis des années", explique-t-il.
"Difficile", le
mot est faible, tant la gauche domine les élections depuis des
décennies. Elle est à la tête de la mairie depuis 1977, et n'a
jamais subi de revers électoraux depuis. Ce membre du Conseil
d'Etat, leader de l'opposition municipale depuis 2008, s'est donc
attelé à rassembler les mouvements de la droite et du centre
derrière son nom. Avec une certaine réussite: son colistier,
Bertrand Plouvier, a été adoubé par l'UMP avant de rejoindre sa
liste. Le Modem, le Parti Breton, le Parti Chrétien-Démocrate
soutiennent également sa candidature. Mais des candidats du centre
comme Rémy Lescure ou Caroline Ollivro ont aussi lancé leurs
listes. Pas de quoi inquiéter Bruno Chavanat: "Ce sont des
candidats hors des partis et des repères traditionnels".
Bruno Chavanat veut croire
en ses chances pour cette échéance électorale. "Cela fait 37
ans que les socialistes sont au pouvoir, rappelle-t-il. C'est la fin
d'un cycle, plus aucun des membres de l'équipe d'origine ne sont
présents. Et les héritiers d'aujourd'hui ne renouvellent pas le
message, ce sont des professionnels de la politique dans lesquels les
Rennais ne se reconnaissent pas." Il dénonce les
investissements de la majorité sortante, comme la création d'un
centre des congrès en centre-ville, et son "manque d'ambition".
Son credo: "redonner
la parole aux habitants". Il a distribué 100 000 questionnaires
dont les réponses ont inspiré un ouvrage qui fait un "diagnostic"
de la situation. Et il occupe le terrain : porte-à-porte, marchés,
réunions locales... Sans oublier des temps forts médiatiques: le 27
février, deux poids-lourds de la politique viendront lui apporter
leur soutien, Jean-Louis Borloo et Jean-Pierre Raffarin. Une manière
au passage de donner un écho national au scrutin: en cas de victoire
de la droite, Rennes serait un trophée de choix pour celle-ci.
Tangi Loisel
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